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Florence : Visite de la ville

L’histoire et les monuments de Florence sont étroitement liés à la famille des Médicis. Il est quasiment impossible de parler de l’histoire des monuments sans évoquer cette fabuleuse dynastie.
Vous pouvez consulter parallèlement notre article sur l’histoire de la famille.
20 % des œuvres classées au patrimoine de l’Unesco se trouvent à Florence : plus d’informations sur notre page spéciale.

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Palazzo Vecchio (c)Touristie.com
Palazzo Vecchio, le palais de la Seigneurie

Construit il y a 700 ans, le Palazzo Vecchio accueille aujourd’hui la mairie de la ville. Le début de la construction a commencé en 1299 et dura dix ans. C’est dans ce palais que résidait le gouvernement de la ville. Cet édifice est le symbole de la force, de la majesté de la fierté d’une ville : Florence est alors une puissance économique de tout 1er plan.

JPEG Cosme l’ancien (1389-1464) est le patriarche des Médicis. Le règne de la famille commence véritablement avec lui. Il hérite de la fortune paternelle (il est le fils de Giovanni di Bicci, célèbre banquier et fondateur de la dynastie) et la multiplie par deux. C’est un marchand, il internationalise sa société, avec des implantations à Venise, Milan, Naples, Lyon, Bruges...Il utilise son intelligence dans tous les domaines. Il ruine ses concurrents, et construit une société extraordinaire. Il achète des produits dans le monde entier (teinture aux turcs par exemple).
Fortuné, intelligent et mécène. Le mécénat faisait parti de ses passions personnelles : l’art doit être mis au service de la ville de Florence. Il voulait donner une fierté aux florentins et leur faire comprendre qu’ils étaient devenus une grande puissance en Europe. Cosme l’ancien a eu l’intelligence de s’entourer d’humanistes et d’artistes. Il avait une grande ouverture sur les autres. Grâce à sa fortune, il fait construire d’innombrables monuments (Eglises San Marco et San Lorenzo, le premier palais des Médicis)
Il dirige la ville, c’est un roi sans couronne. Il est gonfalonier pendant six mois puis, connaissant tous les mécanismes de la démocratie, il joue de ses connaissances. Voltaire dit de lui, que ses conseils sont les lois de la républiques.


A la fin du Moyen Age, c’est donc Cosme l’ancien qui domine Florence de sa puissance. C’est un Médicis, il dirige la ville et se fait construire un palais en plein centre.
Le Flora, la monnaie de l’époque est très importante. Les Médicis sont les banquiers des papes et des grands monarques. Ils consacrent leur agent à la création artistique, avec un but : glorifier la famille. Ils cultivent un ego surdimensionné. Ils sont les dirigeants d’une des grandes puissances européennes, et se considèrent comme l’égal des rois et reines. Ils donneront deux reines à la France, mais ne se font pas représenter dans les lieux publics : c’est trop risqué à cette époque, la république de Florence condamne facilement à l’exil ceux qui exhibaient en public leur volonté de puissance.

L’entrée du Palais : les citoyens y pénétraient pour assister aux réunions du conseil municipal. A cette époque Florence est une république, les aristocrates n’ont donc aucun pouvoir. Le centre nerveux du palais était la salle du conseil (les responsables de la cité s’y réunissaient). La ville est dirigée par un collège de grands marchands, appelés les prieurs. Ils sont une douzaine. A leur tête : le gonfalonier (le maire en quelque sorte). On discutait entre autres des alliances militaires et toutes les grandes décisions étaient prises là. Le plus célèbre des prieurs est Dante Alighieri.

JPEGLe Marzocco est le lion, symbole de la ville. Des lions en chair et en os étaient installés en bas du palais, pour montrer la puissance de la ville. On retrouve le lion au sommet du palais communal, construit comme forteresse. A cette époque Florence n’est pas sure, les guerres civiles font rage et des installations sont prévues pour défendre le palais : un chemin de ronde d’où une partie de la garnison surveillait la ville, des mâchicoulis à travers lesquels les soldats pouvaient jeter des pierres ou de l’huile bouillante sur les assaillants.



JPEGLa salle des 500 "Salone dei Cinquecento" :
C’est la plus grande salle du palais, d’une superficie de 1200 mètres carrés. Cette salle a été réalisée pour réunir le Grand conseil (1500 personnes) qui siégeait en formant des groupes de 500 personnes (d’où le nom de la salle).
Au 19ème siècle, Florence fut pendant quelques temps la capitale de l’Italie (1865-1871). La salle des 500 retrouva alors pour quelques mois sa première fonction en accueillant le parlement et la chambre des députés.

Savonarole (1452-1498) était un prêtre dominicain, qui avait des prédications contre l’église très virulentes. Son comportement excessif l’amena à mettre en place le fameux « bûcher des vanités », qui eut lieu dans la nuit du Mardi gras 1497 pendant le carnaval, transformé en fête de la pénitence, sur la place de la seigneurie. On y brûla des œuvres d’art, des tableaux, des fards, des bijoux et d’autres objets liés au luxe. C’est aussi à lui que l’on doit la première chute des Médicis . Les sermons fanatiques de ce moine influenceront aussi beaucoup les peintures de Boticelli qui deviendront beaucoup plus dures Son pouvoir dura quasiment 4ans puis il sera excommunié, capturé, torturé et finira sur un bûcher sur la place de la Seigneurie, condamné à mort dans la salle des 500 (Plus d’infos sur Savonarole)

JPEG Cosme 1er (1519-1574) succède à Alexandre en 1537.
Il est le maître absolu de la ville, étouffe toutes les rebellions, impose le joug florentin sur les autres grandes villes de Toscane (Lucques, Sienne). En 1569, il est fait grand duc de Toscane.
Cosme 1er met les arts au service de sa propre glorification. Sous sa houlette, Vasari dessine les plans de nouveaux et superbes Offices pour qu’il y installe son administration.
Ses successeurs, quoique plus enclins à mener un grand train de vie qu’à s’occuper des affaires de l’Etat, gouverneront Florence encore pendant six générations. Le dernier des Médicis, Anne Marie Louise s’éteint en 1743 et lègue tous ses biens à la ville de Florence.


La salle telle que l’on peut la voir aujourd’hui date de Cosme 1er . A son arrivée au pouvoir, Cosme 1er fait des modifications radicales : il hausse le plafond de la salle de 7-8 m (dit-on sur les conseils de Michel Ange) et utilise l’art comme une propagande politique : il est devenu le maître de Florence. Il change l’iconographie, fait installer son portrait au centre du plafond de la salle des 500 et obtient le titre envié de « duc ».
Cosme 1er est aussi quelqu’un de méfiant : il fait construire des passages secrets, des salles secrètes qui sont autant de lieux d’espionnage, en particulier pour la salle des 500 ans. Le palais est truffé de cachettes. N’hésitez d’ailleurs pas à faire la visite des itinéraires secrets du palais !
Cosme 1er se fait aussi construire une salle où lui seul avait accès : le tesoréto était une petite pièce où il conservait ses trésors (bijoux, pièces , objets) et où il pouvait bénéficier d’instants de calme.

Le Musée des Offices
Cosme 1er fait construire un passage aérien pour rejoindre la partie administrative du palais : aujourd’hui, cette galerie est devenue le musée des Offices ; En italien, « uffizzi » signifie « bureaux ».
C’est l’un des plus anciens musées du monde. A l’intérieur se trouve le meilleur des Médicis, de ce qu’ils voulaient nous transmettre. L’initiative de faire de la galerie un musée revient à François Ier de Médicis, qui, en 1851, décide d’aménager le second étage du palais en galerie d’art.

Couloir Vasari
La femme de Cosme 1er, Eléonore de Tolède s’ennuyait dans son palais. Elle achète un autre palais de l’autre coté du fleuve.
Pour s’y rendre son mari demande à l’architecte Vasari de lui construire un corridor. Un corridor privé qui part du palais Vecchio, traverse les Offices, enjambe l’Arno (le fleuve qui traverse Florence) serpente sur 1 km dans la ville avant d’arriver au palais Pitti, la nouvelle résidence.
Aujourd’hui le corridor abrite la galerie des autoportraits, accessible uniquement sur rendez-vous. A l’époque les murs étaient nus. Le corridor servait à s’échapper de la ville en cas de danger. Le corridor est encore utilisé pour déplacer des tableaux.
Sur le trajet les Médicis passaient au dessus du Ponte Vecchio. Les boutiques abritaient à l’époque des bouchers et des poissonniers. L’odeur était forte et montait vers le corridor : les Médicis demandent la fermeture de ces boutiques.
Le détour qui se trouve au milieu du trajet du corridor, au niveau du Ponte Vecchio a une explication : dans cette tour habitait la famille Manneli, qui s’est opposée fermement aux Médicis au moment de la construction du corridor, arrivant ainsi à leur faire dévier le trajet du corridor.
Sur le trajet, vous pourrez aussi voir une ouverture qui permettait aux Médicis d’assister à la messe en toute tranquillité, dans l’église Ste félicité.
Il faut 20 minutes de marche pour arriver au Palais Pitti à partir du Palazzo Vecchio.

Le Palais Pitti
Un alignement de pièces somptueuses conçues pour l’apparat et la gloire de la famille, rivalisant ainsi avec les plus grands souverains d’Europe. La salle du trône était la salle où le grand duc donnait ses audiences publiques : les peintures sont très explicites et montrent le pouvoir absolu de la famille.
Les Médicis se sont crées leur monde, et la cour vit à l’écart de la ville. Le palais donne sur un jardin, un espace privé, organisé comme une demeure de campagne. Les autres cours européennes copieront l’idée de cet agencement original pour l’époque.

L’église San Lorenzo
Derrière le palais des Médicis se trouve l’église San lorenzo, construite grâce à l’argent de Cosme l’ancien, qui dépense une fortune pour embellir la ville. Cosme l’ancien est aussi un grand amateur de livres : dans le cloître de l’église se trouve une bibliothèque où les étudiants et les érudits venaient consulter sa collection privée, qui venait du monde entier, et avaient une grande valeur.

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(c)Touristie.com
Le Duomo

L’ensemble constitué par la cathédrale Santa Maria del Fiore, le Baptistère et le Campanile est la plus grande entreprise architecturale jamais conçue à Florence. Sa réalisation dura presque deux cents ans et nécessita l’intervention des meilleurs artistes de l’époque.
C’es l’architecte de la ville, Arnolfo di Cambio, qui est à l’origine de la construction de la cathédrale, appelée Duomo, en 1296, à l’époque où la ville atteint l’apogée de son développement économique.
La première pierre est posée en 1296 mais Arnolfo di Cambio meurt peu après le début du projet : Giotto lui succède mais se consacre exclusivement à la construction du campanile. Francesco Talenti relaie Giotto au milieu du XIVème siècle. En 1418, a base de la cathédrale s’affirme, mais l’élévation de la coupole pose un vrai problème : un concours est organisé pour résoudre ce problème en 1418.

JPEG Brunelleschi (1377-1446) est la première grande figure de la Renaissance. Son œuvre majeure, monumentale est le dôme, la coupole qui couvre la cathédrale. Le dôme est le symbole de cette ville, mais c’est aussi une énigme, puisque le procédé utilisé par Brunelleschi fait toujours l’objet d’interrogations.
C’est l’un des plus vastes édifices religieux du monde entier avec la plus grande coupole octogonale en briques jamais construite au monde. Elle a des dimensions exceptionnelles : 45 m de diamètre à l’intérieur, 4 m d’épaisseur et 25 000 tonnes en poids. Cette coupole faillit ne jamais voir le jour. A l’époque les techniques ne permettent pas de construire un ensemble aussi gigantesque. Les travaux s’étaient arrêtés, les ingénieurs ne savent que faire. Tout est trop haut. Les florentins organisent un concours international en 1418. Un florentin, quasi inconnu, Brunelleschi, se présente devant les juges. Tout le monde le prend pour un fou, il est mis à la porte. Un an plus tard les maîtres d’œuvres le rappellent. La construction commence, devant des florentins médusés par tant d’ingéniosité.


La coupole
A l’intérieur du dome, à plus de 50 m de hauteur les murs de la coupole sont creux. La coupole externe fait 70 cm d’épaisseur et la coupole interne qui fait office de mur porteur, 2m25 d’épaisseur. Au dessus, des poutres de châtaigniers soutiennent le dôme. Pour éviter la dilation des matériaux, Brunelleschi perce dans la coupole des bouches d’aération que Vasari dissimule près d’un siècle et demi plus tard. Un escalier a été aménagé directement sur la coupole interne, et qui mène au sommet de la coupole. Brunelleschi a révolutionné l’architecture. Il est à la base de l’architecture moderne. Achevé en 1436, la coupole est le symbole de la supériorité technique de Florence à cette époque.

Brunelleschi n’a laissé aucun document derrière lui : on ne comprend toujours pas la méthode de construction.
Un homme, Massimo Ricci a fait un modèle à échelle 1/5 en partenariat avec l’école d’architecture de Florence afin de trouver des solutions. Plus d’informations sur sa théorie

Les portes du paradis, portes du baptistère de Florence.
Endommagées par l’inondation de 1966, elles sont aujourd’hui restaurées, mais conservées dans des vitrines non accessibles au public. Les copies fidèles sont en place à Florence.
C’est Ghiberti qui remporte le concours lancé en 1401 devant Brunelleschi. La porte ne fut achevée qu’en 1424. Coulée dans un seul morceau de bronze, elle est ornée de panneaux représentant des scènes bibliques décorées à l’or fin.

JPEG Laurent de Médicis, dit Laurent le magnifique (1449-1492)
A la mort de Cosme l’ancien, son fils, Pierre le Goutteux lui succède. Mais, malade, il disparaît rapidement et laisse la ville à Laurent le Magnifique, petit fils de Cosme l’ancien.
Laurent de Médicis est une grande figure de la Renaissance. Il n’a pas vraiment la volonté de diriger les affaires de la ville, et se consacre principalement à l’étude de ses idoles (Dante, Pétrarque, Boccace). Il fait venir les grands penseurs, les humanistes. Lui même écrit des poèmes. Il laisse péricliter les affaires de la famille, dépense toute la fortune ammassée par Cosme l’ancien, le Pape Sixte IV retire son compte de la banque familiale et en 1478 ses rivaux, les Pazzi, tentent de l’assassiner (la fameuse conjuration des Pazzi).
Plus d’infos sur ce personnage sur ce site (en italien)


Les Médicis aujourd’hui
Il reste des Médicis une abbaye : l’abbaye de Coltinolo, dans le Chianti.
Dans cette abbaye bénédictine, un abbé, Giovanni de Médicis, fils de Laurent le magnifique, a été abbé de 9 à 19 ans pour ensuite devenir le pape Léon X. Il reste un portrait signé de Raphaël.
Aujourd’hui, Lorenza de Médicis donne des cours de cuisine à des américains. Vous pouvez même acheter l’un de ses livres de recettes !


Sources :
Emission des Racines & des ailes
Encyclopédies diverses et variées
Guide Spiral de chez Gallimard sur Florence





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