Tous vos hébergements, hôtels, b&b, locations, en Italie: Partir à Rome, Visiter Venise, vacances en Sicile, la culture et l'art de vivre à Florence et en Toscane...

Votre meilleur
Guide pour l'Italie !

Toute l'italie; Rome Florence Venise Sicile Toscane...

LES PROMOTIONS POUR PARTIR EN ITALIE :
- Week-end de 3 jours à Florence, vols inclus ? 369€ !
- Vols A/R directs vers l’Italie depuis Nice ou Paris, à partir de 99€ ...
- Chercher une chambre d’hôtes en Italie (B&B) ? Facile !
- Nantes-Rome et Paris-Palerme à partir de 39€
(...)



Voir Naples et....

Le 1er mai 1999

Arrivée sous le soleil exactement... Température avoisinant les 25/30 ° ... Le Sud, quoi ! avec un printemps digne de ce nom : sa lumière caractéristique et une douce brise venue de la mer voisine .

Immersion presque immédiate dans la partie la plus archaïque de Naples, la plus vivante et la plus intensément populaire aussi : Spaccanapoli, qui s’étend de part et d’autre de la Via dei Tribunali. Eglises et palais s’y concentrent, tandis que les places ( dites " campi ") servent de terrains de jeux aux enfants . Mais parce que le plaisir de la découverte de Naples n’est total que pour qui sait prendre son temps, on s’offre une première pause sur la Piazza San Domenico Maggiore, où se trouve l’église du même nom. Celle-ci est fermée, mais nous y reviendrons puisqu’elle abrite une toile du Caravage.

C’est le jour enfin de la fête de San Gennaro, le saint protecteur de la ville et, au fur et à mesure que l’après- midi avance, une foule se rassemble pour assister à la procession religieuse qui célèbre l’événement. Les confréries des différentes paroisses défilent ; des hommes transportent des autels où trônent les statues de saints. Fanions aux couleurs de la ville, fanfares, personnages officiels tels que le maire animent par ailleurs ce cortège qui suscite une ferveur déroutante à l’aube du XXIème siècle et dans une Europe qui se veut résolument moderne et rationnelle...

Après la foule, retraite dans le cloître de Santa Chiara, dont l’originalité et le charme résident dans les maïoliques aux couleurs vives qui en constituent l’ornementation, enrichie des feuillages des vignes grimpantes et autres rosiers...

Naples est aussi incontournable en matière d’art baroque. Les décorations de nombreuses églises en témoignent, parmi lesquelles celle de la Chiesa del Gesù : les marbres surtout sont remarquables, qui offrent une gamme infinie et subtile de teintes et de nervures.

Une partie de cette église enfin est consacrée au culte d’un certain Professeur Moscati : un médecin mort en 1927 et canonisé en 1987, après reconnaissance des miracles qu’il aurait accompli...Son portrait est partout, et l’adoration qu’il suscite l’assimile à quelque gourou d’une secte fanatique !

Cependant, le jour décline et, fait inattendu, une brume recouvre la ville ! Elle persistera tard dans la nuit, nimbant les rues faiblement éclairées d’un charme certain... Je jouis d’autant plus de celui- ci que je dîne en terrasse sur la Piazza Bellini, encadrée de façades littéralement recouvertes de lierre...Naples semble d’ailleurs le théâtre de la revanche des forces archaïques de la nature ( une végétation envahissante, les tremblements de terre...) sur les réalisations humaines...C’est peut-être pour cela que la notion de modernité n’a ici que peu d’importance aux yeux des gens qui préfèrent s’en tenir à d’obscures superstitions mêlées d’un fatalisme nonchalant...

Le 02 mai 1999

La conversation d’un couple sur la terrasse voisine...un air de variété italienne à la radio...Cette douce rumeur me réveille, prolongeant le souvenir de la soirée de la veille. Naples m’apprivoise, si lointaines des préjugés qui l’entourent ; si différente aussi de ces autres villes méridionales que sont Rome et Palerme...

Naples est chaotique, oui. Naples souffre de conditions sociales et économiques difficiles, c’est vrai aussi...Cependant, sans vouloir idéaliser la réalité, il faut savoir oublier (sinon avoir du recul par rapport à eux) certains des repères et critères de jugement qui animent les sociétés des grandes métropoles européennes, pour pouvoir écouter Naples et en saisir l’essence...

Oui, Naples est bruyante : mais qu’y a-t- il derrière ce vacarme sinon une vitalité, un soucis d’interpeller l’autre, un besoin de s’affirmer qui font défaut dans d’autres sociétés trop policées, trop ordonnées, trop timides ?

La configuration même de l’espace ( l’étroitesse des rues  ; les balcons qui se touchent ; l’absence de trottoir...) interdit la solitude, empêche la distinction de l’espace privé du public...A cet instar, la vie associative est plutôt riche , telle celle qui entoure la manifestation culturelle " Mai des Monuments " : des églises et autres lieux du patrimoine habituellement fermés sont pour l’occasion ouverts au public ; des visites gratuites sont proposées par des étudiants en histoire de l’art. l’un d’eux nous fait précisément visiter l’église San Paolo Maggiore ( sur la place San Gaetano). Nous sommes toujours Via dei Tribunali qui est véritablement le c¦ur originel de Naples : la plupart des églises ont été érigées sur les bases d’édifices antiques dont les fondations ont été mises à jour par de récentes fouilles, comme dans l’église San Lorenzo Maggiore.

Au Duomo, où mes pas me portent ensuite, journalistes et photographes constatent que le miracle de San Gennaro s’est, cette année encore, bien réalisé : sous la protection des carabiniers, un éclésiastique brandit la fiole où le sang du saint s’est liquéfié (d’où le miracle !) ...Je reste sceptique, à moins que ce ne soit ma myopie qui ne me permette pas de distinguer avec netteté la consistance du précieux liquide !

 

Semblable représentation ne manque cependant pas d’intérêt parce qu’elle témoigne de la piété à laquelle s’attachent les Napolitains et du culte pour la mort qui en découle.

Bon, j’ai assisté au miracle, alors pourquoi ne pas tenter de communiquer avec les morts et de solliciter leurs pouvoirs obscurs en visitant l’église Santa Maria della Misericordia : des bornes coiffées d’une tête de mort en signalent l’entrée Via dei Tribunali.

Frissons garantis ( à cause déjà de la seule fraîcheur des lieux) dans la crypte qui a été élaborée à la manière d’un théâtre, où on accède d’ailleurs par un escalier à double rampe. On prête enfin toujours des vertus miraculeuses aux ossements humains qui subsistent des corps qui y ont été ensevelis...

Vie et mort, ombre et soleil...Ces contrastes de la vie napolitaines en font la richesse, car quel n’est pas mon plaisir, après la pénombre de Santa Maria, de lézarder sous le soleil, Piazza Bellini (devenue, on peut le dire, mon QG) !

Le contraste est d’ailleurs le maître mot des visites qui suivent . Je découvre en premier lieu les labyrinthiques quartiers espagnols, qui s’étendent à l’ouest de la Via Toledo, depuis le XVIIème siècle. Escaliers, terrasses et balcons se succèdent sur différents niveaux sans aucune cohérence. Le soleil n’entre qu’avec parcimonie dans les rues trop étroites, mais les couleurs n’en sont pas moins absentes : celles du linge qui sèche entre les façades ; celles des marchés ; celles des enfants qui jouent...

Au contraire, le Centre Monumental ( comme l’indique son nom) évoque une Naples du pouvoir et de la politique. On y trouve des monuments caractéristiques du statut de capitale du Royaume des Deux Siciles que la ville acquiert au XVIIIème siècle : le Palazzo reale et le théâtre San Carlo. La visite du premier est intéressante dans la mesure où, édifié sur trois siècles, il offre des exemples de style et de décoration variés. Dommage que ses terrasses qui dominent le Golfe soient fermées pour restauration et que ses jardins soient pareillement en chantier !

Autre manifestation d’un modernisme dont veut s’enrichir Naples à la veille du XIXème siècle : la Galerie Umberto. Ce passage couvert, coiffé d’une verrière, ne manque pas de rappeler la non moins célèbre Galerie Vittorio Emmanuelle de Milan, aux abords du Duomo.

Nouveau visage de la ville : le bord de mer. Si on oublie la présence de la grande bleue quand on se trouve au plus profond de Spaccanapoli, le golfe de Naples n’en demeure pas moins un des plus beaux du monde ! Sa notoriété n’est plus à faire : les noms de Capri et d’Ischia touchent au mythe ! Les Napolitains, pour leur part, ont fait du Lungomare un lieu privilégié de la " passeggiata " quotidienne : jeunes filles et jeunes gens, c’est le moment d’exhiber lunettes de soleil, bronzage et vespas...pour moi, c’est l’occasion de rentrer en taxi et de découvrir que, tout légal qu’il soit, mon taxi n’a pas de compteur ( !) et qu’une grille tarifaire doit être normalement affichée à portée de vue du client ! Je dis normalement, parce qu’en l’occurrence la grille est confinée sur le tableau de bord et que je devrai me contenter de la réponse laconique du chauffeur : je dois payer tant parce que " c’est fête aujourd’hui "...C’est irrationnel, déconcertant, malhonnête peut- être...même si je ne me pose pas vraiment la question ...En vérité, ça m’amuse beaucoup !

La soirée qui suit est l’occasion de paresser sur une nouvelle place, à l’écart du tumulte de la circulation : la Piazza Santa Maria la Nova ( à proximité de la poste centrale : repère non négligeable car les places de ce genre ne sont pas toujours faciles à trouver au hasard des rues et surtout n’apparaissent pas sur tous les plans de ville !).

Le 3 mai 1999

Beaucoup de guides touristiques parlent de la chapelle Sansevero, parfois d’une façon sommaire qui pourrait dissuader d’en faire la visite. SURTOUT PAS ! Cette chapelle est une merveille en matière d’art baroque, et la personnalité énigmatique du prince qui en a assuré la décoration ajoute encore au parfum troublant qui se dégage des lieux ! On y trouve entre autres un ensemble de statues comme autant d’allégories des vertus que sont la Pudeur, la Désillusion ou encore la Dignité. Mais l’¦uvre la plus saisissante est sans nul doute le Christ voilé de San Martino.

Enfin ! je peux pénétrer dans San Domenico Maggiore ! Mon impatience tient donc au fait que cette église abrite La flagellation du Caravage ; mais, malheureusement, la toile disparaît sous une bâche qui la protège des travaux de restauration dont fait l’objet une partie des lieux...Je suis déçue, je l’avoue ...mais ce ne sera qu’une raison de plus pour revenir !

Il fait très chaud, aussi pourquoi ne pas, à la manière des Napolitains aisés, gagner les hauteurs de la ville, le quartier du Vomero ? Celui- ci dispose d’avenues élégantes, aérées, ombragées et même piétonnes ! Il flotte ici un parfum d’aisance inconnu à Spaccanapoli...Mais ça reste l’Italie : je m’en assure en goûtant à une de ces délicieuses glaces qu’offrent les nombreux glaciers au charme suranné des alentours !

Cette escapade au Vomero ne peut que se terminer pas la visite de la Chartreuse San Martino . Lors de mon précédent et bref séjour à Naples, j’avais gardé un souvenir assez puissant de la vue que les terrasses de la Chartreuse offrent sur le Golfe ! Mais je ne pourrais pas renouveler l’expérience : c’est fermé !

La chaleur atteint son paroxysme : en fait un orage menace , qui n’éclate pas ...Ce n’est somme toute qu’un nouveau prétexte pour se laisser aller à ne rien faire sous le couvert des arbres des jardins de la Villa Comunale, dont la végétation luxuriante est loin d’évoquer une Méditerranée aride et sèche !

Plus tard, de retour dans la Via Toledo, l’air se révèle saturé de pollution !

Le 4 mai 1999

Comment conclure cette ultime journée à Naples ? Quel souvenir, quelle sensation privilégier dans le flot d’émotions, de surprises, de questions que cette ville a suscités ?

Faute de le savoir, je parcours encore et encore les rues de Spaccanapoli... Je bois un dernier cappuccino en observant le va et vient de la rue...

Enfin, il y a cette église où j’entre pour y contempler une ¦uvre du Caravage : Les Sept ’uvres de Miséricorde... empreintes de cette fièvre, de cette ferveur, de cette énergie qui font tellement corps avec Naples...





Votre meilleur guide pour aller en Italie depuis 1998 !
Hôtels, locations et B&B en Italie, conseils, guides...

Recherche - Plan - Editeur - - Tous nos hébergements en Italie !

Liens directs : Tous vos hébergements, hôtels, locations, en Italie, Partir à Rome, Visiter Venise, vacances en Sicile, la culture et l'art de vivre à Florence et en Toscane...