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Sardaigne : entre mer et passé

 

Rien ne peut apparaître plus vrai que
les mots harcelant de l’univers marin de
Océan Mer pour nous faire plonger dans
l’atmosphère déconcertante de
cette région qui semble vivre dans un
éternel été pour son
exotisme désormais habituel. Aucune mer
n’est si troublante et envoûtante que la
mer de la Sardaigne. L’attrayante solitude de
certaines de ces zones n’a rien à voir
avec la foule des touristes des plages blanches,
grands sabres opaques à la lame
cristalline ; les isthmes et les seins
effacent la limite coupante entre terre et mer
formant un labyrinthe de rochers et d’eau,
jouant avec les milles nuances entre vert et
bleu, sacrifiant la régularité et
la facilité d’une plage pour proposer une
fascinante instabilité de formes et
couleurs. Au bout d’un étroit isthme vous
vous sentez plongés dans la solitude de
l’immensité marine, rêvant les
mystères que la mer cache, vous sentez le
besoin et la peur de vous y plonger... La
région d’Oristano et Bosa
garde encore des endroits où la politique
du tourisme à tout prix n’a pas
ravagé la beauté du lieu et au
contraire s’adresse aux amants du calme, des
longues heures passées en posant le
regard sur les vagues qui ont adoucit, pendant
les millénaires, les âpres rochers.

Ces deux villes sont situées sur le
côté Ouest de la Sardaigne, celui
qui regarde l’Espagne et qui accueille les sites
les plus antiques ; Oristano et Bosa
prirent le nom de città regie,
villes royales, depuis la conquête
Aragonaise du début 14eme
siècle. 

Bosa peut vanter l’imposant château de
Serravalle qui domine le paysage de la colline
derrière elle dont l’origine remonte
à 1113, quand les Malaspina, famille de
la Ligurie, prend possession de
l’île ; pendant les siècles il
appartiendra aux Pisanes, aux Arborea, aux
Aragonais qui le modifièrent et
l’agrandirent. Bosa est l’une des rares villes
qui puisse vanter une si dominante et
silencieuse silhouette, son originalité
ne se limite pas à cela : en
parcourant la route qui la rejoint du sud-est on
arrive à sa plaine qui est
sillonnée par la rivière Temo. Le
binôme rivière/ville n’était
pas si évident en Sardaigne : non
seulement les rivières après les
inondations devenaient marécages et les
marécages nids de malaria, mais aussi
parce que l’embouchure du fleuve était
facilement accessible donc devenait un refuge
pour les pirates et leurs vaisseaux depuis les
premières décennies du VIII
siècle. La légende veut que la
beauté du lieu ait été
choisie par la femme de Sardus, héros qui
donne son nom à l’île, pour devenir
une ville. En réalité les
premières traces de constructions se
trouvent à quelques kilomètres
vers les collines.

Bosa garde avec ses palais et ses places un
parfum d’anciennes richesses, une
atmosphère quiète d’un important
passé : l’Église N. D. de
Sos Regnos Altos avec ses magnifiques
fresques ; une petite esplanade dans les
jardins externes du château est le
décor de l’église romane tardive
Saint Pierre extra-muros bâtie avec la
trachyte, pierre rosée
caractéristique du territoire. Une
légende conte qu’un couloir la mettait en
communication avec le château de
Serravalle permettant à la Princesse ses
secrètes rencontres amoureuses, pour
lesquelles, un jour découverte, elle a
été tuée par son
légitime mari. Les Conzas,
situés sur la rive gauche du Temo, celle
opposée à la ville, sont des
grands dépôts du XVII siècle
qui accueillaient des tanneries ;
désormais abandonnés, ils frappent
la vue avec leur architecture
répétitive et modulaire,
considérés comme monuments
d’intérêt national en tant
qu’exemples d’archéologie industrielle,
ils attendent une nécessaire
restauration.

Différents témoignages
s’étalent devant cette mer qui a connu
les passages et les batailles des galions
espagnols, des bateaux phéniciens et des
vaisseaux pirates.. et dont les fonds sont
enrichis inévitablement de pièces
de monnaie, de vaisselle, d’épaves...

A la même mer se montre Oristano, ville
située plus au Nord, que les Sardes
associent à la famille des Arborea :
au XIV siècle la Sardaigne était
divisée en giudicati, provinces
gouvernées par des juges dont les plus
appréciés ont étés
les Arborea. Entre eux c’est Eleonora qui
marquera le plus l’imaginaire du peuple pour son
caractère et son total dévouement
au gouvernement de sa province. Âme
gentille et généreuse, belle et
fière, elle se voue au soin des
lépreux jusqu’à en tomber malade
et à en mourir ; inlassable
guerrière, elle conduit sa bataille
contre les Aragonais qui n’arriveront jamais
à lui enlever le pouvoir. Son
énergique intelligence et son
ingéniosité reconnue lui
permettent de réprimer une révolte
interne et de garantir la paix et la
stabilité économique pendant son
gouvernement. Épouse et mère elle
ne négligera pas ses proches en
s’occupant directement de l’éducation de
ses enfants. Sa statue dans la place centrale de
Oristano lui rend hommage depuis quelques
décennies : le sculpteur Ulisse
Carbi l’a représentée la main
droite indiquant le ciel à souligner sa
profonde inspiration religieuse et la monition
divine, la main gauche serrant fort la
Carta de Logu ". Conçu
autour d’un ensemble de lois que le père
Mariano IV lui avait laissé, Eleonora
élabore un code pour l’administration
civile, pénale et rurale de son
giudicato  ; cette initiative et ses
conséquences pratiques feront de Eleonora
une héroïne nationale.

Ces lois écrites qui ont
réglé tant de divergences au sein
du peuple, nous ont donné la
possibilité d’avoir un témoignage
direct des interventions de l’État :
la " Carta de Logu ", carte du
lieu, révèle une
particulière sensibilité envers la
situation de la femme, la conservation du
territoire ainsi que le combat de l’usure. On
apprécie la modernité de la
Carta, sachant qu’elle avait prévu
la communion des biens entre les mariés,
donnant à la femme la possibilité,
en cas de viol, d’accepter ou refuser un mariage
réparateur. Une modernité que l’on
retrouve dans l’attention des juges à
vérifier le caractère volontaire
ou accidentel des crimes. Malgré cela les
punitions étaient très dures,
jusqu’à prévoir la peine de mort
pour les assassins et les traîtres, la
mutilation pour les voleurs et ceux qui
frappaient les femmes. Parfaite application de
la loi du talion, la Carta garde une
perspective favorable sur la femme et
réglemente les rapports entre les
différentes classes sociales.

L’importance du code est évidente
aussi pour le linguiste, la Carta
étant un document écrit avec un
dialecte sarde désormais disparu.
Malgré le style linéaire d’un
traité juridique, il garde force,
intensité expressive et sonorités
amusantes...

 

De servo que avesse a ffare cola moglie
d’alcuno livero maiore.

...se non pagasse siali cavato uno
occhio e sia ciottato e acercellato ; e
la femmina sia afrustata...

voilà le triste sort d’un serviteur
qui s’entretient avec la femme d’un homme de
rang, bravant l’interdit... soit il devra
payer une somme impossible ou alors...
à vous de traduire le reste !

 

Paola




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