Tous vos hébergements, hôtels, b&b, locations, en Italie: Partir à Rome, Visiter Venise, vacances en Sicile, la culture et l'art de vivre à Florence et en Toscane...

Votre meilleur
Guide pour l'Italie !

Toute l'italie; Rome Florence Venise Sicile Toscane...

LES PROMOTIONS POUR PARTIR EN ITALIE :
- Circuit Rome, Venise, Florence et la Toscane, à 899€.
- Billets d’avion A/R en promotion vers l’Italie, à partir de 79€.
- Escapade de charme en Toscane, à partir de 65€ la nuit.
- Une nuit en Toscane dans une villa historique près de Florence, à 79€...
(...)



Le Caravage, une vie violente

 
Ragazzo con il canestro di frutta (1593-1594) -
Olio su tela ; 70 x 67 - Roma, Galleria
Borghese

Plus que son talent de peintre, en effet, les
chroniques de l’époque n’évoquent
le plus souvent que les méfaits de ce
garçon querelleur, aux moeurs dissolues
et qui se complait dans les bas- fonds de Rome ;
Rome dont il sera banni pour meurtre...

Sa brève existence ne sera d’ailleurs
qu’une fuite permanente : depuis Rome
jusqu’à Malte, en passant par Naples. Aux
épreuves de la prison, s’ajoutera celle
de la maladie : il mourra , seul, sur une plage
de Port’Ercole ...

Mais, si cette existence lui valut, au XIX
ème siècle encore, une
réputation de "peintre maudit" , "venu au
monde pour détruire la peinture " dira
Poussin, elle a sans nul doute fourni au
Caravage son inspiration quotidienne et nourri
la violence, la compassion, le sentiment
d’incertitude qui transparaissent dans ses
oeuvres, faisant de celles- ci l’expression la
plus authentique du baroque dans sa dimension
tragique et réaliste.

Dans un premier temps, en effet, la
production picturale du Caravage peut se
définir comme baroque en tant qu’art de
la contre - réforme par lequel, en
donnant une représentation populaire,
"vulgaire" des épisodes bibliques,
l’église entend réaffirmer son
pouvoir auprès du petit peuple. Ainsi,de
nombreuses oeuvres du Caravage ont
été commanditées par des
hommes d’église et ont pour thèmes
des épisodes de la vie de saints.
Cependant, par un soucis excessif de
détails réalistes, par
l’introduction d’un clair- obscur violent, la
peinture du Caravage se donne comme la
traduction de thèmes propres à
l’âge baroque, au- delà des limites
du domaine religieux : l’inquiétude de
l’homme face à un univers qui se
révèle immense, aux prises avec
une réalité brutale et douloureuse
 ; l’effroi que suscite l’idée de la mort,
la perspective du néant...

 
Salomè con la testa del Battista (1609-1610) - Olio su tela ; 116 x 140 - Madrid, Palazzo reale

Né autour de 1573 à Caravaggio,
bourg de Lombardie dont il tire son nom
d’artiste, le jeune Michelangelo n’a
laissé que de rares informations quant
à la formation de ses premières
années. D’ailleurs, il n’a pas vingt ans
quand il arrive à Rome pour y commencer
sa carrière, nouant des amitiés
dangeureuses et se compromettant dans des rixes
qui lui vaudront de nombreux
démêlés avec la justice.
Heureusement, la protection de quelques notables
lui assure la commande d’oeuvres comme Le
Sacrifice d’Isaac, et surtout la
décoration de la chapelle de St Louis des
Français qui comprend trois tableaux : La
Vocation de St Mathieu ; Le Martyre de St
Mathieu et St Mathieu écrivant.

A cette même période, le
Caravage est déjà très
éprouvé par la maladie : des
fièvres ( la malaria ?) lui valent un
long séjour dans un hospice, lequel lui
inspira une des ses oeuvres parmi les plus
émouvantes : le Petit Bacchus malade. Ce
tableau est surtout représentatif de la
fascination qu’exerce sur le Caravage la
vulnérabilité de la chair, sa
dimension mortelle, traduisant par là
même son intérêt pour la
forme en évolution permanente dans un
univers pareillement instable, ainsi que le
désigne le clair- obscur.

Ce dernier, en effet, dans sa
brutalité, entend effacer le
caractère miraculeux des épisodes
bibliques représentés, soulignant
au contraire la violence d’un
évènenement qui est d’abord un
conflit entre l’homme et la
réalité, une rupture soudaine .
Ainsi, dans la Conversion de St Paul, la
lumière ne perce les
ténèbres que pour mettre en
évidence le cheval, lequel occupe
d’ailleurs la quasi totalité de la toile,
réduisant ainsi cet épisode de la
révélation divine à une
vulgaire anecdote : une chute de cheval...Et
l’ambiguité se poursuit jusque dans les
bras ouverts du saint tombé à
terre : se rend- il à l’évidence
de cet appel divin ou exprime t-il seulement son
désarroi face à un monde dont la
perception physique lui échappe ?

 
I bari (Les tricheurs) (1594-1595) - Olio su tela ; 94,15 x 131,25 - Fort Worth (Texas), Kimbell Art Museum

Ainsi, une semblable utilisation du clair-
obscur va de pair avec la mise à
l’épreuve permanente de l’homme
confronté à un univers dont il ne
connaît qu’une infîme partie,
à une réalité violente qui
l’altère dans sa chair : il en va ainsi
du thème de la morsure qui est au coeur
de quelques uns de ses portraits, tel le Jeune
Garçon mordu par un lézard...

Le Caravage excelle surtout à
représenter la mort en ce qu’elle touche
à l’intégrité de la chair,
en ce qu’elle corrompt la forme jusqu’à
la rendre au néant. Le réalisme
avec lequel il peindra les corps de saints
mourants, les réduisant à
l’état de cadavre proche de la
décomposition et ignorant ainsi leur
dimension céleste, sera source de
scandale : La Mise au tombeau, La Mort de la
Vierge.

 

A cette même époque, le Caravage
est contraint de quitter Rome
puisqu’accusé de meurtre. Sa fuite le
conduit dans une autre cité parmi les
plus actives de la péninsule : Naples. Il
y laisse quelques unes de ses toiles les plus
fameuses : La Madone du Rosaire et Les sept
oeuvres de miséricorde.

Mais d’autres aventures le poussent à
poursuivre son errance jusque sur l’île de
Malte , dont l’ordre des chevaliers le fascine
et dont il espère bien tirer quelque
titre. Mais si il décroche l’honneur de
faire le portrait du dirigeant de l’Ordre, Adolf
de Wignacourt, son implication dans une sombre
histoire de moeurs le mène une nouvelle
fois en prison. Parvenant à
s’évader presqu’aussitôt, il
regagne la Sicile. Ses oeuvres, à ce
moment- là, témoignent plus que
jamais d’un réalisme poignant, où
la ferveur transparaît sur les visages
dignes d’humbles personnages issus du petit
peuple, tels ceux des assistances de L’
ensevelissement de Sainte Lucie et La
Résurrection de Saint lazare.

Suite à de nouveaux séjours
à Messine et à Palerme, il
embarque enfin en 1609 en vue de se rapprocher
de Rome tandis que son état de
santé ne cesse d’empirer, les
fièvres ajoutées aux
épreuves de la prison ayant eu raison de
ses forces.

Il n’atteignit jamais Rome : attendant que le
pape lui accorde la grâce qui lui
permettrait de regagner la Cité
Eternelle, il meurt, seul, sur une plage de
Port’Ercole en 1610.

 
San Gerolamo scrivente (1606) - Olio su tela ; 112 x 157 - Roma, Galleria Borghese

Des lieux et des ¦uvres
 :

De nombreuses ¦uvres du Caravage sont
visibles en permanence, à Rome
principalement :

- dans des galleries et musées :
Palazzo Barberini, Villa Borghese, Galleria
Doria Pamphili ...
- dans des églises : St Louis des
Français, Ste Marie du Peuple ...

Et ailleurs en Italie et dans le monde :

- à Naples : église Ste Marie
de la Miséricorde, ...
- en Sicile : au musée de Syracuse
...
- à Paris : au musée du Louvre ;
à Londres ; à NY ...

Plus d’infos :
"De l’ombre à la lumière", dossier consacré au Caravage





Votre meilleur guide pour aller en Italie depuis 1998 !
Hôtels, locations et B&B en Italie, conseils, guides...

Recherche - Plan - Editeur - - Tous nos hébergements en Italie !

Liens directs : Tous vos hébergements, hôtels, locations, en Italie, Partir à Rome, Visiter Venise, vacances en Sicile, la culture et l'art de vivre à Florence et en Toscane...